Je ne sais plus trop comment réagir. A chaque jour son lot de remarques empreintes de sexisme ordinaire, d’homophobie légère, de xénophobie décomplexée, de racisme implicite, de stigmates lié au niveau de vie ou que sais-je encore ! Je n’arrive pas à passer au-dessus. Je m’inquiète. Je m’énerve. Je déprime.
J’arrive à prendre un peu plus de distance lorsque ce sont des paroles de femmes/hommes politiques bien connus, ou des commentaires d’articles en ligne (voire les articles eux-mêmes), les chants de skinheads ou un peu plus lointain les petits rituels de ces étranges petits bonhommes sous leur bonnet d’âne si grand qu’ils ont du faire des trous pour leurs yeux, - ils sont bien reconnaissables, c’est quelque part rassurant -.
Mais ces derniers temps, je retrouve ces mêmes idées, ces mêmes discours dans la bouche, les attitudes, les regards de mes amis - voire de ma famille. Je suis totalement décontenancée. J’éprouve comme un mélange d’incompréhension, de dégoût, de ressentiment, de mépris, de tristesse.. et puis de haine. Je deviens moi-même haineuse finalement. Or je ne pense pas qu’on puisse combattre le mal par le mal, la violence par la violence. Alors que faire? Comment vivre paisiblement quand chaque jour apporte son lot de découragements?
Au départ, je ne réagissais pas toujours, par flemme ou lâcheté...ça s’est retourné contre moi. Car si sur le moment je pouvais prétendre passer à autre chose, je ressassais des semaines, des mois durant les paroles dites, et mon immobilisme idiot, jusqu’à ressentir extrême dégoût - envers eux mais aussi envers moi-même....
Finalement ne pas prendre position c’est prendre position, et dans ce cas, celle de la banalisation, celle de l’oppresseur.
J’ai essayé de réagir par la suite mais la vérité c’est que j’ai du mal à le faire calmement. Ma réaction est devenue trop épidermique par effet d’accumulation,et parce que le sujet me tient tant à coeur chaque mot provoque un nouveau choc brutal me mettant dans une situation où je n'ai pour seules réponses que violences verbales (contreproductives) ou débordements émotionnels (assez décrédibilisants).
Le plus difficile c’est finalement avec mes amis, car a priori je les ai choisis…. J’ai mis fin à certaines relations, parfois avec un effet domino. J’ai ainsi réalisé que des gens qui ne partageaient pourtant a priori pas ces opinions, ont préféré ne pas prendre parti (tout en en prenant un) ne comprenant pas vraiment ma démarche. Je peux comprendre qu’on ne puisse être moins touchés ou attachés aux valeurs de liberté, de justice, d’égalité, de respect, de tolérance mais ça m’a conforté dans le fait que je ne suis et ne veux pas être quelqu’un comme ça. Bizarrement je me sens marginale voire extrême(!) de croire encore aux droits fondamentaux de tout être humain.
Enfin bref, si je continue à m’éloigner de ces personnes à ce rythme là je risque de me retrouver seule très vite. A nouveau j'ai l'impression d'être confrontée à un double choix : (1) continuer à m’isoler, en étant au moins en paix avec moi-même, retrouver mon amour propre et quelque part ma dignité. (2) accepter le malaise, être consumée de l’intérieur coup après coup mais conserver des amis, des liens avec ma famille.
C'est une confession mais aussi un appel à suggestions pour trouver une troisième voix. Celle qui me réconciliera avec moi-même et avec les autres. Celle qui me permettra de vivre non pas dans un combat mais dans une paix intérieure et extérieure...
Je stresse plus de ne pas me faire inviter aux soirées post exam que pour mon dernier exam.
Je m'inquiétais de ne pas avoir assez d'argent pour me payer les soirées étudiantes puis je me suis souvenue de l'argent que je dépensais pour mon ex
Antoine, en 1er Bac Kiné ça sert à rien de jouer la comédie. On sait déjà tous que t'es gay
#MeeToo
Je crois que je n'ai rien d'autre à dire.
Brisons le silence, montrons leur notre nombre, peut être que notre enfer s'arrêtera.
Durant cette période je me sens seule. Je pensais que j'avais des amis sur qui compter mais ils ne répondent pas à mes messages. J'aimerai être simplement comme tout le monde, heureuse avec un chouette cercle d'amis.
Si c'est arrivé à quelqu'un, comment faire pour se faire de nouveaux amis ?
Quelqu'un dans le même cas ?
Rien de pire que de devoir former un groupe de TP et se rendre compte que t'as pas d'amis. #UniDisaster #3615amis #JeSaisFaireDesCookies
J’ai tellement passé de temps sur mes cours que j’en ai oublié ce que je faisais en temps normal
C'est chou quand mêmes tous ces 'tigres' qui stressent tellement pour le cours sources et principes du droit alors que nous SOCA-COMU l'avons réussi tellement facilement...
I think the Faculty of Arts would not be without money if they taught Quenya and Sindarin. I think there are even subsidies for that.