J'ai tellement passé mes journées à reporter ce que j'avais à faire pour plus tard, finalement j'ai reporté mon année pour l'année prochaine. #2017? #onFerCaEn2018 !
Quand ta colloc ne veut pas se lever tôt et partir avec toi à la bilbi trouver une place dès l'ouverture parce que selon elle "c'est bon ça va, y'aura sûrement encore plein de places à 10h"

Si je rate les études je vais commencer YouTube avec des vidéos putaclic style:
PRANK : JE VAIS A MON EXAM A LA CONFIANCE!!! CA TOURNE MAL!!!!
EXPLICATIONS!!!!!
#30KLIKES??
#ABONNETOI
#HEEEEEEEYSALUTATOUSLESAMIIIIIISSS
#COUCOUU
Ce sont les mots d'une étudiante de l'ULB que la page, avec l'accord de l'auteure du texte, a décidé de faire partager.
La page est un lieu consacré à l'humour et au divertissement mais nous ne devons pas oublier notre rôle de relaie de messages importants venants de notre communauté étudiante.
Je suis bref parce qu'elle, au contraire, a été très complète.
Bonne lecture à vous :
"Aujourd’hui, c’était ce samedi.
Je vous partage ces mots parce que j’estime qu’il vaut mieux dénoncer ce genre d’actes plutôt que de les garder pour soi (et je sais que je ne suis pas seule dans cette situation).
En parler, c’est déjà agir. Et c’est en agissant qu’on fait évoluer la société.
"Aujourd’hui, comme tous les jours, j’ai descendu ma rue".
Aujourd’hui, comme souvent, je descends cette rue pour prendre un bus ou un métro. D’habitude, je vais faire mes courses, je vais boire un verre, je vais travailler. Sauf qu’aujourd’hui, je me rends à l’université pour aller bosser sur mon mémoire. Je suis préoccupée. Je me demande comment je vais faire pour finir tout ce qu’il me reste à faire en si peu de temps. Bref, je suis dans ma bulle.
Aujourd’hui, je tire une gueule jusque par terre, je suis cernée, je n’ai pas envie de sourire, j’ai peu dormi. Hier, j’ai bu un verre. Ce n’était pas malin dans cette période.
Aujourd’hui, je porte un col roulé, un pantalon, une longue veste noire. Il pleut.
Aujourd’hui, comme depuis quelques mois, je change de trottoir quand je descends cette rue. Je ne veux pas croiser cette bande de jeunes “zonards” qui squattent la devanture du coiffeur. Ils me connaissent, je passe par là tous les jours. Pourtant, c’est à chaque fois pareil. Je sens leurs regards sur moi, ils me reluquent.
Alors j’avance la tête baissée, je fais semblant de rien. J’ai pris l’habitude de mettre mes écouteurs, même sans musique. Je veux juste qu’ils pensent que je ne suis pas attentive. Et des fois, quand j’oublie mes écouteurs, je fais semblant d’envoyer des SMS. D’autres fois, j’appelle mes parents pour ne rien dire de spécial, mais juste pour pouvoir dire “Coucou maman” haut et fort quand j’arrive à leur hauteur. J’imagine que dire maman ne va pas leur donner envie de m’accoster. Et parfois, ils m’interpellent, ils me complimentent. C’est censé faire plaisir de recevoir des compliments. Mais pas ceux-là : “Hé t’es jolie!” “Hé dis pas merci” “Hé ma mignonne” “Très charmante” “Répond pas connasse”. Je passe mon chemin. Je continue d’avancer, la tête baissée.
Aujourd’hui, c’était peut-être la fois de trop:
« Vous êtes très mignonne. »
Je nie.
« Elle le sait qu'elle est mignonne. »
Je nie.
« Je l'emmerde. »
Je nie toujours.
« Hé je t'emmerde. »
Je continue d’avancer, le regard baissé. Je me dis que je n’ai qu’à faire genre que je ne comprends pas français… Quelques secondes passent et un sentiment de révolte m’envahit. Mais qu'est ce que je peux faire ? Je suis toute seule, mon bus arrive, ils sont trois. Alors j’avance d’un pas plus décidé. Au fond de moi, je bouillonne. Je ne comprends pas ce qu’il vient de se passer. Je me dis que ce n’est pas normal. Je monte dans ce bus et je réalise.
Dans ce bus qui m’emmène à la bibli, je me demande ce que je peux faire dans pareilles circonstances. Et comme c’est souvent le cas dans ce genre de situation, je me fais des scénarios sur ce que j’aurais peut-être dû faire. Je me dis que j’aurais peut-être dû leur répondre quelque chose même un simple merci, par provocation. Et je vous assure, si je n’avais pas été seule, je pense que je leur aurais répondu quelque chose ou je leur aurais lancé un de ces regards incendiaires dont j’ai le secret. Mais aujourd’hui, je n’en avais pas envie. Je n’avais pas envie de sourire et d’être sympa. J’ai une gueule de bois et je stresse pour mon mémoire.
Je me dis que je porte une veste longue et noire, avec un col roulé. Ce n’est pas ma tenue qui les a provoqués ? Alors mon attitude ? Non plus. D’habitude, je souris, je dis bonjour aux voisins que je croise. C’est normal, ça fait plaisir, puis c’est comme ça qu’on m’a élevée à la « campagne ». Mais aujourd’hui, je ne souriais pas. Je n’en avais pas envie. Il fait moche et puis je stresse pour mon mémoire.
Toujours dans ce bus, je me dis que je n’en peux plus, que je dois en parler, que je dois dénoncer tout ça. Je cherche une association, une organisation, un centre pour envoyer ces mots. À défaut de trouver, je finis par envoyer un twitte au bourgmestre de la ville où est située cette rue.
Alors, arrivée à la bibli, j’écris ces mots. De toute façon, je n’ai pas la tête à travailler sur mon mémoire. Je me sens mal, j’ai une boule au ventre, je me sens seule et j’ai envie de pleurer.
En écrivant ces lignes, je réalise qu’au file des années, j’ai modifié tout mon comportement quand je me promène dans l’espace public. Depuis que je vis là, je ne porte plus de jupe. Je n’imagine même pas aller faire mes courses en short, même par 35 degrés dehors. Je ne souris plus en rue et je ne dis presque plus bonjour aux personnes que je croise. Puis, je change de trottoir, je porte des écouteurs, j’appelle ma maman. Eux aussi ils ont des mamans, des sœurs, des femmes qu’ils respectent. Alors pourquoi moi, quand je descends cette rue, je reçois leurs invectives ?
Je réalise aussi que ce n’est pas normal de me demander si c’est ma tenue qui les a incités à me « complimenter » dès la deuxième seconde après les avoir croisés. Et je me dis que parfois, j’ai le droit d’être dans ma bulle, de pas sourire et de ne pas avoir envie de leur répondre.
Alors je me rappelle de toutes ces fois où je me fais accoster, complimenter, insulter alors que je n’ai rien demandé. Je me rappelle de cette fois particulière. C’était un jour de printemps, je sortais de la wasserette comme on dit à Bruxelles. J’ai une montagne de linge sur le dos, je ressemble à rien, c’est un de ces dimanches nettoyage à la maison. Je sors, je croise un type et je reçois un autre de ces compliments: “Mmmh t’es mignonne”. Je lève la tête, je sors un “ta gueule”. J’ai pas réfléchi. J’ai peur qu’il se retourne, je continue d’avancer. Et un de ces p’tits zonards du quartier m’a entendue. Il sourit. Je le regarde, je ne comprends pas ce qu’il me veut. Il me lâche “bien mis le ta gueule!” Je commence à rire avec lui de bon coeur durant quelques secondes. La pression relâche. C’était si spontané. Je me dis que ce petit gars ne réalisera jamais le bien qu’il m’a fait. Peut-être que lui aussi il a déjà “complimenté” d’autres filles en rue, mais ce jour-là, je me suis dit qu’ils n’étaient pas tous pareil.
Aujourd’hui, je me suis donc faite harceler une énième fois, pas par des gestes, mais avec des mots. Et oui, ce genre de mots, c’est un type de harcèlement même s’ils vous diront que c’est un compliment. Ça influence mon comportement et mon bien-être.
Aujourd’hui, j’ai envie de pleurer parce qu’à cause de ces types, je me sens mal.
Aujourd’hui, je veux dénoncer tout ça. Je n’en peux plus de garder tout ça pour moi. Et je sais que je ne suis pas la seule dans cette situation.
Aujourd’hui, je passe un bout de temps à écrire ces mots plutôt que de réfléchir à mon mémoire. Je sais qu’ils ne serviront sans doute pas à grand-chose, que je perds peut-être mon temps, mais qui m’aident à ne pas intérioriser une fois de plus . Je ne cherche pas à punir, ni même à dénoncer ce genre de zonards. Je veux juste que ça s’arrête, être libre de me balader en rue en sécurité sans penser à ce que je peux porter ou l’attitude que je dois avoir à l’égard de ces personnes.
Je vis dans la ville où est située cette rue depuis 4 ans. Je n’y serais pas restée autant d’années si je n’aimais pas autant mon quartier. Il a ce caractère multiculturel que je n’ai pas connu à la « campagne » et dans lequel je voudrais que mes enfants grandissent un jour. En attendant, je voudrais m’y balader en levant la tête, dire bonjour à mes voisins et sourire aux inconnus qui passent mon chemin sans avoir peur.
Aujourd’hui, j’espère que c’était la dernière fois…"
Moi quand je vois les gens partir en vacances alors que je suis blocus
La phrase qui ressort souvent depuis quelque temps devant la BSH : "au moins il fait moche, c'est pas comme si on avait du beau soleil".....
Quand je quitte la bibliothèque à 15h30 alors qu'il y a tous mes potes à l'étage. #honteux

Quand t'apprends que t'as encore raté un examen que t'as bossé comme un malade et que tu te forces a rester optimiste.
#StayStrong #BachelierEn5Ans #NoProblem

Quand tu lis le chapitre 8 et qu'il y a écrit "cf. chapitre 3" et que tu ne sais plus de quoi parle ce fameux chapitre 3
Après avoir lu un témoignage d'une étudiante de l'ULB sur le harcèlement de rue, j'aimerais m'exprimer en tant que membre de la gente masculine.
Ceux qui envoient des compliments dignes d'une bande de bécasses baveuses bouchées et stupides, avant d'insulter les jeunes femmes qui croisent leur chemin, sont des imbéciles. C'est une honte. C'est une honte que des personnes, peu importe qui, ne puissent plus s'habiller ou se comporter comme elles l'entendent à cause du regard et des mots de certains (quand ça ne passe pas par l'agression physique).
J'aimerais vous dire de ne pas les écouter, mais je sais que ça ne changera pas le fait que vous les entendiez. J'aimerais vous dire que le seul regard qui compte, c'est le vôtre, mais je sais que ça ne vous protègera pas complètement.
J'aimerais vous dire que je comprends ce que vous vivez, mais vous savez comme moi que, malgré toute la meilleure volonté du monde, je ne peux pas. Je le conçois, mais je ne le vis pas.
Cependant, il y a une chose que je peux faire, moi et tous les XY qui estiment que l'égalité, c'est plus que trois lignes dans la loi. L'égalité légale c'est un concept de ministère. L'égalité de fait, ça se construit dans la rue.
Ça n'engage que moi, mais dès qu'il sera possible de défendre une victime de harcèlement, d'insulter où tout ce qui s'en rapproche, on doit le faire.
Des imbéciles, il y en aura toujours. Mais c'est une question de respect et de responsabilité envers ce que je considère être des libertés fondamentales.
Et si cela peut remettre un sourire sur quelques visages, ça vaudra bien plus que tous les meilleurs discours sur facebook.
Quand tu as mis dans ton CV que tu as fait 5 ans à l'ISTI mais que tu n'as pas précisé que c'était 5 fois la BA1
A droite: mes potes grande dis.
A gauche: moi, grande bis. #EnGalèreTotale.
À force de boire pour oublier après un échec, on finit vraiment par TOUT oublier.
#1MoisCestTraître #JeConnaisPlusRien #CestLaMerde
On en parle de l'odeur de weed qu'il y a au 7e étage de la BSH? Pas envie de passer mon oral défoncée. #NoExamNoCry #RedoublemtionSong #OulaCaFaitDeLeffetDeja